29.06.2022Abandon et arrachage d'une vigne: guide des bonnes pratiques et rappel de la législation à respecter

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Les conditions économiques difficiles auxquelles la viticulture valaisanne fait face peuvent inciter certains vignerons à cesser l’entretien de leurs parcelles. Cet abandon peut avoir des conséquences diverses, tant sur le plan agricole, paysager, qu’environnemental: réservoir de parasites, réservoir de plantes invasives, modification du paysage… L’Office de la viticulture de l’État du Valais a édité un guide pratique, réalisé en collaboration avec l’Interprofession de la vigne et du vin (IVV), pour que la cessation d’activité se passe de la meilleure des manières et en respect des exigences légales.

 

1. Qui peut décider d’arracher une vigne ?

Le choix d’arracher ou non sa parcelle revient finalement au propriétaire, sauf dans le cas où celui-ci est imposé par la législation. Dans tous les cas, le fermier doit obtenir l’accord du propriétaire pour arracher la parcelle.

 

2. Quelles raisons peuvent pousser à l’arrachage d’une vigne ?

Avant toute chose, il est important de s’informer auprès de l’Office des améliorations structurelles, de l’existence de projets de développement régionaux ou autres, qui pourraient permettre des échanges de parcelles entre secteurs de vignobles et donc d’hériter p. ex. d’une parcelle facile à cultiver, en échange d’une parcelle sans accès, à proximité d’un cours d’eau.

Plusieurs raisons peuvent pousser à un arrachage:

  • Faible rentabilité économique (faible rendement, frais de production élevés, cépage peu adapté au terroir ou non demandé par le marché)
  • Difficulté à travailler (accès limité, faible mécanisation voire aucune, pas de système d’irrigation)
  • Impossibilité de trouver un acheteur ou un fermier
  • Mise en demeure par l’Office de la viticulture d’une parcelle mal entretenue
  • Proximité des eaux superficielles
  • Parcelle en mauvais état (mur tombé par exemple) dont la réfection demande un investissement important

Si un ou plusieurs critères ci-dessus sont remplis, alors l’arrachage de la parcelle peut/doit être entrepris.

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Le vignoble valaisan s’est diversifié depuis les années 2000. La part des «spécialités» est passée de 15% à 35% avec un retour en force des cépages autochtones, arvine et cornalin en tête. Malgré cela, le Pinot Noir (28,3%), le Chasselas (16,6%), le Gamay (10,4%) occupent à eux seuls encore 55,3% de la surface viticole du canton (4720 ha). La majorité des cépages sont rouges et occupent une surface de 2808 ha (soit le 59,5%).

Le registre cantonal des vignes est tenu à jour par l’Office de la viticulture qui inventorie toutes les parcelles de vignes cadastrées et sert de base à notre appellation.

Quelques chiffres au niveau du Valais: 19'900 valaisans sont propriétaires de 75'900 parcelles réparties dans les 62 communes viticoles du canton, dont celle de Crans-Montana. L’Office de la viticulture effectue annuellement plus de 5000 mutations pour la tenue et la mise à jour de ce registre.