25.08.2022Crans-Montana: quand le golf veut devenir exemplaire en matière de durabilité et d’écologie

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Le Golf-Club Crans-sur-Sierre récolte les fruits de sa politique environnementale et vient d’obtenir le label de la GEO Foundation. Une démarche saluée par la Commune de Crans-Montana qui elle même entreprend plusieurs actions en faveur de la biodiversité et la durabilité, sous le label «Crans-Montana s’engage».

 

Le Golf-Club Crans-sur-Sierre n’a pas ménagé ses efforts pour obtenir sa certification GEO Foundation, institution basée en Irlande qui a notamment l'ambition de diminuer l’empreinte carbone de ce sport, pour faire partie de la solution, et non du problème: «Chaque club de golf, chaque nouveau développement peut être une entreprise responsable et économe en ressources, dans un paysage écologiquement riche. Chaque événement de golf peut être une vitrine de la durabilité. Chaque golfeur peut jouer un rôle, du débutant au sportif de haut niveau.» Ce label très recherché est notamment recommandé par Swiss Golf, l'organe faîtier national.

«Au sein de l’opinion publique, le golf est parfois assimilé à du béton vert. Il faut que cette image change. Et radicalement!», assène Pascal Schmalen, directeur du Golf-Club Crans-sur-Sierre.

 

Déjà une longueur d'avance

Pour se voir attribuer la précieuse distinction de la GEO Foundation en matière de durabilité et d’écologie, le processus prend généralement deux ans. Crans-Montana avait cependant déjà une longueur d'avance depuis l'engagement de son greenkeeper britannique Richard Barnes, fervent défenseur de la durabilité et réputé pour sa sensibilité environnementale.

Le club de Crans-Montana - qui s’est entouré de spécialistes du domaine pour l'accompagner dans cette démarche - est donc labellisé.

 

60 hectares de verdure à revitaliser en permanence

Mais qu'est-ce qui a été entrepris? «Tout!», s'exclame Charles-André Bagnoud, président du Golf-Club. «L'état d'esprit général et le mode de fonctionnement ont évolué. Il faut toujours garder en toile de fond que nous avons 60 hectares de verdure au cœur de notre destination à revitaliser, à réaménager en permanence en pensant durabilité. Cela va beaucoup plus loin que des bouteilles de PET à éliminer ou des engrais à éviter. Nous avons par exemple installé des hôtels à insectes et des niches pour oiseaux sur le parcours. Nous avons aussi instauré des journées de nettoyage, en l'occurrence très fréquentées et très appréciées. L'aspect communautaire du club et l'implication des membres sont d'ailleurs des critères qui comptent dans l'obtention de la certification.»

Pour Pascal Schmalen, cette métamorphose coulait de source: «Notre volonté d'être reconnu par la GEO Foundation n'est pas une contrainte, assure-t-il. Bien au contraire: nous aimons ce virage pris par le golf et n'avons pas attendu le cahier des charges irlandais pour harmoniser l'ensemble de nos infrastructures. Tant que ça ne prétérite pas la nature et la qualité du jeu…»

Par Blaise Craviolini