14.04.2020Éviter les catastrophes liées aux crues? La «Carte des dangers» de la Commune de Crans-Montana est prête

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Les communes sont tenues par la loi fédérale de réaliser des cartes de dangers dus aux crues. Objectif: indiquer les zones potentiellement menacées par des inondations. Explications avec David Theler, hydrologue et docteur en en géosciences et environnement.

 

géau environnements a réalisé une partie des cartes des dangers pour la Commune de Crans-Montana. Concrètement, comment procédez-vous?
David Theler: Nous avons parcouru l’ensemble des cours d’eau. Nous avons noté dimensions, matériaux de construction et état général, de même que les caractéristiques topographiques. Nous avons ensuite calculé la capacité hydraulique des ponts, des passages souterrains et tuyaux pour savoir quel débit peut s’écouler. Sur le papier, nous avons séparé les tronçons selon leurs caractéristiques (pente, granulométries, géométrie) et on a estimé les zones où des matériaux sont produits (sédiments et bois flottant notamment).

Comment fait-on pour estimer les risques?
Il faut estimer le débit des crues et les probabilités que cela se produise (de 1 à 30 ans, de 30 à 100 ans, de 100 à 300 ans et de 300 à 1000 ans). En fonction des débits, on contrôle les ouvrages dont la capacité hydraulique est insuffisante et les points faibles où l’eau peut déborder sont repérés. Enfin, grâce à des modélisations, on cartographie l’étendue des zones d’inondation.

Et cela débouche sur l’élaboration de la carte des dangers?
Oui. La carte est obtenue en croisant l’intensité et la probabilité qu’un événement se produise. Elle reprend les zones inondables, elle définit le degré de danger (élevé, moyen, faible ou résiduel). Chaque degré de danger a une influence sur l’aménagement du territoire puisque certains espaces sont interdits à toute construction.