25.07.2022Sophie Cina: «Crans-Montana, c’est le pays du beau temps, du lac et de la plage»

Sophie cina Clinique lucernoise - I love CM

À 27 ans, cette soignante originaire de Salquenen occupe à la Clinique lucernoise l’un des 513 emplois que la commune doit à ses trois cliniques historiques issues de la grande époque des sanatoriums. Nouvel épisode de notre série «I love Crans-Montana».

 

Quand on arrive à Montana par l’Est, on fait un double voyage: le premier d’un bon siècle en arrière, le second vers le futur. Les trois cliniques qui se succèdent sont en effet l’émanation des années dix-neuf cent vingt et du grand boom de ces sanatoriums hôteliers où l’on rêvait de soigner la tuberculose. Mais si l’on pousse leurs portes et que l’on se montre un tant soit peu curieux, on y découvre des technologies et des pratiques médicales qui campent clairement la santé de demain.

Avant même la question médicale, les cliniques d’altitude sont de véritables locomotives économiques que résument quelques chiffres: avec leurs 72'200 nuitées annuelles et leurs 513 emplois générés, la Lucernoise, la Genevoise et la Bernoise ont dégagé 54 millions de chiffre d’affaires l’an dernier. C’est dans ce contexte que nous sommes allés à la découverte de la Luzerner Höhenklinik Montana en compagnie de Sophie Cina, une jeune infirmière de 27 ans, originaire de Salquenen.

 

Un cadeau du Père Noël

Tout a débuté pour elle par un paquet glissé sous le sapin. Et une surprise qui a enthousiasmé les enfants du monde entier. «Je me souviens très bien de la petite valise avec le kit de la parfaite infirmière. J’adorais ce jeu. Pourtant il a fallu que j’attende mes douze ans pour rencontrer une vraie soignante. Cela m’avait impressionné.»

L’adolescence passe et l’heure du choix professionnel se pose. «Pour moi, sourit Sophie, ça a été évident tout de suite: je voulais faire de la médecine pour soigner les plus petits. Mais la formation se déroulait loin de chez moi et elle était très longue. J’ai donc opté pour un CFC d’assistante en soins médicaux à Viège. Dans ce cadre, j’ai eu l’occasion d’effectuer plusieurs stages en hôpitaux.» Ce qui conforte le choix de Sophie, laquelle se retrouve tout naturellement à l’École d’infirmières de Lucerne, porte d’entrée idéale pour travailler un jour à la Lucernoise. Et début d’une jolie aventure qui dure depuis onze ans.

 

Histoire de famille

Il faut dire que, chez les Cina, on a e social chevillé au corps. «Ma mère travaille à Sierre à l’institut Notre-Dame de Lourdes. L’une de mes sœurs a trouvé son bonheur dans une crèche, et l’autre comme assistante chez un médecin-dentiste.» Notre infirmière n’est pas en reste, qui s’est constitué une seconde famille à la Höhenklinik: «Ici, tout est réuni pour que j’aie envie de rester. Je suis au contact des patients en permanence, et c’est très motivant, parce qu’on les suit durant tout leur séjour et qu’on peut voir à la fin le résultat de notre travail. C’est ça qui est fantastique dans une clinique de réhabilitation.»

Et de poursuivre, toujours aussi enthousiaste: «Surtout, il n’y a pas un jour qui ressemble à un autre. On peut également avoir un vrai plan de carrière et monter en responsabilité. Mais le plus important, et pour moi c’est fondamental, nous avons un établissement et une équipe à taille humaine. Je ne pourrais pas supporter la frénésie d’un grand paquebot médical comme les hôpitaux cantonaux de Zurich, Berne ou Genève. Il en résulte une ambiance formidable et l’impression durable de faire son job dans une vraie famille. Ici, je connais tout le monde et tous les métiers du bas en haut des organigrammes.»

 

Une clinique très spécialisée

L’esprit de camaraderie n’enlève rien à la technicité et à la modernité de la Lucernoise, comme nous l’explique Miss Cina: «Nous avons des spécialités très pointues. La pneumologie, où nous accueillons davantage de patients encore depuis la fermeture du Centre Valaisans de Pneumologie. Le sommeil, avec notre laboratoire dédié. La cardiologie. Et le psychosomatique où j’ai la responsabilité d’une petite station de cinq infirmières.»

De quoi lui donner des idées de promotion? «Qui dit promotion dit le plus souvent travail de bureau, rigole Sophie. Moi, je suis faite pour être au contact des gens, alors mes tâches d’aujourd’hui me conviennent parfaitement.» À noter que parmi celles-ci figurent désormais de nombreux cas de remise en forme post-Covid.

 

Vacances perpétuelles

Entre la jeune femme et Crans-Montana, c’est un coup de foudre avec un petit air de vacances permanentes. «L’environnement ici est très joli. C’est le pays du beau temps, toujours ou presque. Il y a le lac, la plage, le ski en hiver. Notre fonctionnement me permet d’assurer des horaires en matinée puis en soirée, et de me promener ou de foncer sur les pistes l’après-midi. C’est génial. Je ne compte d’ailleurs pas mes collègues qui s’organisent de la même façon pour profiter du lac en été et de la neige en hiver.» Un art de vivre auquel souscrivent de plus en plus de citoyens de la commune, y compris dans les milieux du business.

 

 

Un atout pour la commune de Crans-Montana

L’apport de la Luzerner Höhenklinik, de la Bernoise, de la Genevoise, et de leurs employés contribue à la solidité de l’économie régionale. Nicolas Féraud, président de Crans-Montana, s’en félicite: «Ils achètent local et cela rapporte quelque 8 millions annuels aux commerces de la commune. Sans compter le poids touristique des cliniques (réputation, visites des familles etc.). Nous nous réjouissons donc beaucoup de voir que ces établissements ne cessent d’investir pour rester au top et s’ancrer chez nous, même s’il y a évidemment de-ci de-là les velléités de certains politiques de rapatrier intramuros de tels établissements.»