13.08.2021Réseau d’eau potable de la Commune de Crans-Montana: une grande toile d’araignée

Le réseau d’eau potable de la Commune de Crans-Montana est constitué de 200 km de conduites. Il est en constante amélioration, comme cette année à Plumachit et à La Chaux.

 

Affiché sur un écran d’ordinateur, le réseau d’eau potable de la Commune de Crans-Montana ressemble à une grande toile d’araignée. Si on mettait bout à bout chaque tuyau, on aurait une conduite de 200 km de long! La fusion des anciennes communes a permis d’avoir une vision d’ensemble de ce maillage, et surtout de garantir l’eau en suffisance pour l’ensemble du territoire communal.

La gestion se fait dans le bureau du service des eaux, au-dessus du village de Mollens. Derrière l’ordinateur, le responsable Louis-Philippe Berclaz et ses collaborateurs peuvent contrôler les débits des différentes sources, l’état des réservoirs et des collecteurs, la potabilisation, et bien sûr repérer rapidement les problèmes éventuels.

 

Sur le terrain, les équipes entretiennent, contrôlent, réparent, interviennent en urgence quand nécessaire (par exemple lors d’une rupture de conduite ou une contamination), effectuent des prélèvements périodiques et aléatoires (qui sont transmis au Laboratoire cantonal pour contrôle de la qualité).

 

Travaux sur le secteur Est

Le programme de rénovation et d’amélioration du réseau d’eau est pensé pour le court et le long terme, en fonction de l’évolution des besoins, de l’âge et l’état de l’existant. Tous les ans, des travaux d’entretien et d’amélioration sont donc réalisés. Cette année, sur le secteur Est supérieur de la commune, deux installations d’ultrafiltration est en cours d’installation. Chargée en matières, les eaux des sources de ce secteur vers le couloir de la Barmaz et le Petit Mont Bonvin sont souvent troubles, ce qui ne permet pas le traitement par UV utilisé jusqu’à aujourd’hui.

«Avec le système Membratec, indique le fontainier Louis-Philippe Berclaz, la qualité de ces eaux sera grandement améliorée.»

En effet, trop souvent, les eaux des sources de la Barmaz, Mari-Montani et Lachaux ne peuvent être injectées dans les conduites d’eau potable en raison de leur turbidité.

 

Les travaux qui ont démarré en juin à Plumachit (photo ci-dessus) seront terminés avant la fin de l’année 2021 (et on espère tenir le même timing pour La Chaux), tout cela augmentera le volume d’eau disponible pour répondre aux besoins de l’ensemble de la commune. Les nouvelles stations de potabilisation sont dimensionnées pour traiter jusqu’à 3500 m3 pour Plumachit et 600 m3 par jour pour La Chaux.

Bon à savoir: un service de piquet est assuré 24 h sur 24 pour les urgences qui concernent le réseau d’eau (027 / 486 19 99).

Dureté de l’eau: qu’en est-il sur le territoire de la Commune?

Au travers leur passage dans les roches, les eaux se chargent en minéraux, par exemple le calcium, magnésium, potassium, sodium, sulfates, ou chlorures. La minéralisation de l’eau dépend ainsi du type de ressource, du parcours de l’eau, du temps de passage de l’eau et de la nature de la roche.

Une eau est dite « dure » lorsqu’elle est riche calcium et magnésium. La dureté de l’eau est souvent exprimée en degré français (°f) : 1 degré français correspond à 10 mg/l de CaCO3 (calcaire).

Les eaux des lacs de la Commune présentent des concentrations plus faibles en calcium et magnésium et sont ainsi des eaux douces (< 15 °f). Les eaux des rivières et des sources de la Commune sont moyennement (15-25°f) à assez dures (25 – 32 °f).

La dureté ne nuit pas à la qualité de l’eau, mais présente des inconvénients domestiques en raison de l’entartrages des appareils sanitaires (par précipitation des minéraux notamment lorsque l’eau est chauffée) et la moins bonne efficacité des savons et détergents dans une eau dure.

Avant d’installer chez vous un appareil qui filtre l’eau, n’hésitez pas à prendre contact avec notre Service des eaux qui saura vous donner des informations précises sur la dureté de l’eau dans votre quartier.

Dureté de l'eau par commune en degré français en Valais. Date de publication: 11.09.2019. Source: Département de la santé, des affaires sociales et de la culture. DSSC